Documentation

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Un secret « partagé », n’est plus un secret.

 

La relation de soins est fondée sur la confiance impliquant un échange de vérités.

Transparence de la part du soignant qui par l’information qu’il délivre permet l’adhésion du soigné au projet, on pourrait même dire au contrat, de soins. Et de l’autre coté, honnêteté de la personne soignée qui lui fait révéler une grande part de son intimité. Ces révélations, sont à la base du secret professionnel des soignants. Sans secret, pas de confiance, sans confiance pas de contrat de soins.

Autant ce secret peut assez facilement se concevoir dans le cadre d’un colloque singulier, autant la segmentation de la prise en soins et l’évolution des moyens de communication bousculent quotidiennement la notion de secret.

On parle de « secret partagé » mais quelle est l’intimité d’un secret partagé dans un staff ou sur un réseau social. Comment concilier respect du secret professionnel et dossier informatisé accessible à tous les acteurs du soin. De plus en plus de photos, de radiographies de résultats biologiques circulent par des réseaux de communication non sécurisé. Sans même nous en rendre vraiment compte nous divulguons un grand nombre d’informations relevant de l’intimité des soignés à travers nos Emails, SMS et autre twits. La soi disant anonymisation des données n’étant qu’un moyen de se donner bonne conscience, la possibilité de remonter à la source de l’information existant la plus part du temps d’une manière ou d’une autre.

Avant de partager une information rappelons nous que le secret appartient à celui qui nous l’a délivré et que nous n’en sommes que les dépositaires. A ce titre, un secret ne peut être partagé qu’avec l’assentiment de celui à qui il appartient.

 

Pr Jean-Etienne BAZIN, Médecin Anesthésiste Réanimateur – Mai 2017

Article« Traitance » (André SOLER, Psychologue – Juin 2014)

Les aspects législatifs relatifs à la rédaction et à l’application de Directives Anticipées sont précisés dans l’Article 8 de la Loi n° 2016-87 du 2 février 2016 créant de nouveaux droits en faveur des malades et des personnes en fin de vie.

La Haute Autorité de Santé (H.A.S.) a mis en ligne des informations destinées au public et aux professionnels de santé et du secteur médico-social et social, ainsi que des modèles de formulaires pour rédiger ses Directives Anticipées.

Vous pouvez accéder à la page de la H.A.S. à l’adresse suivante :

http://www.has-sante.fr/portail/jcms/c_2619437/fr/les-directives-anticipees-concernant-les-situations-de-fin-de-vie,

ou bien consulter directement les documents en cliquant sur les liens ci-dessous.

Les Directives Anticipées Concernant les Situations de Fin de Vie – H.A.S. – Octobre 2016

Les Directives Anticipées – Document Destiné aux Professionnels – H.A.S. – Avril 2016

Modèle de Fiche de Directives Anticipées – H.A.S. – Octobre 2016

La Personne de Confiance – H.A.S. – Avril 2016

  • Qu’est-ce que le don croisé d’organes ?                                                     Le Don d'Organes

 Le don croisé est une option du don d’organes rendue possible en France par la Loi de bioéthique du 7 juillet 2011. Il concerne essentiellement le don de rein, puisqu’il s’applique aux cas de greffes avec donneurs vivants.  Lorsqu’une personne désire donner un rein à l’un de ses proches, mais que donneur et receveur ne sont pas compatibles, il est possible, si chacun le souhaite, de quand-même réaliser le don et la greffe, ceci en « croisant » les démarches avec une autre paire donneur-receveur.

Par exemple : Un donneur D1 souhaite donner un rein à un receveur R1, mais ils ne sont pas compatibles entre eux. Or, il existe une autre paire donneur-receveur, D2 – R2, qui se trouve dans le même cas. S’il s’avère que D1 est compatible avec R2 et que D2 est compatible avec R1, R2 pourra recevoir le rein de D1 et R1 celui de D2 (Cf. schéma ci-dessous).

    Le Don d'Organes Croisé

  • Quels sont les principes du don croisé ?

 Comme dans le cadre d’un don classique d’organe avec donneur vivant, la loi prévoit que donneur et receveur doivent être liés par des liens de filiation ou de fratrie, ou pouvoir « apporter la preuve d’un lien affectif étroit et stable depuis au moins deux ans ». Cependant, le don croisé repose également sur le principe d’anonymat. Les donneurs de chaque paire acceptent de donner un rein à un receveur anonyme. C’est ce qui permet aux deux receveurs d’accéder à une greffe. De leur côté, les receveurs consentent à recevoir un rein d’un donneur anonyme.  

  • Quels sont les premiers bilans du don croisé ?

 D’une part, l’option du don croisé augmente significativement les possibilités de greffe pour les patients concernés. D’autre part, elle permet de prévoir l’intervention dans des délais plus courts que ceux observés dans le cadre d’une greffe classique. Enfin, le niveau de compatibilité tissulaire est particulièrement satisfaisant.

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Voir aussi :

Fiche du Groupe de Réflexion Ethique Clermontois sur le don d’organes

Article de M. André SOLER, Psychologue : « Qu’est ce don » (26/03/2013)

Les Espaces de réflexion éthique ont vocation à susciter et à coordonner les initiatives en matière d’éthique dans les domaines des sciences de la vie et de la santé. Instaurés en 2012, ils ont largement participé au débat sur la fin de vie mais leurs travaux ont été peu relayés. Pourtant, dans la quasi-totalité des régions de France, plusieurs manifestations ont été organisées avec le grand public, avec des professionnels de santé mais aussi avec des proches de malades et des personnes ayant accompagné des fins de vie, pour discuter de cette question. Il en ressort un tout autre discours que celui des médias, opposant trop souvent et trop facilement les personnes favorables à l’euthanasie et les personnes opposées à l’euthanasie. Le constat est plus complexe, les craintes et les attentes plus diverses.

La loi Leonetti

La loi Leonetti, connue des réanimateurs, des gériatres et des spécialistes de soins palliatifs, doit voir ses modalités portées à la connaissance de l’ensemble des soignants et du grand public. Lorsque les termes (arrêt des traitements, sédation, etc.) sont expliqués, le suicide assisté et l’euthanasie ne sont pas plébiscités. Il est donc nécessaire de poursuivre les efforts de formation auprès de tous les professionnels, y compris des étudiants en médecine, afin de favoriser une diffusion de la culture palliative au sein de toutes les disciplines médicales, sans oublier les citoyens qui méritent de savoir quels sont leurs droits.

Le droit d’écrire des directives anticipées

Il est important qu’il y ait un contact direct entre les personnes qui souhaitent les écrire et des soignants qui peuvent les guider et leur expliquer les différentes techniques, leurs finalités et surtout les différentes situations dans lesquelles les patients peuvent se retrouver. Par ailleurs, pourquoi ne pas créer un registre national recueillant les directives anticipées, afin de les rendre accessibles à tout moment et en tout lieu ?

Le droit d’être entendu

Ce qui domine, c’est la crainte de ne pas être entendu, de ne pas voir respecter sa propre dignité. Les enjeux économiques l’emportant de plus en plus sur les préoccupations d’ordre médical et moral, les Français ont peur d’être abandonnés. Or c’est la solitude face à l’épreuve qui est insupportable. Il est donc indispensable de développer les structures mobiles de lutte contre la douleur et de soins palliatifs pour tous, mais aussi et surtout pour les maisons de retraite et les Établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD). Il faut également que la décision d’arrêter ou de poursuivre les soins soit prise de façon véritablement collégiale, suite à un dialogue entre l’équipe soignante et la famille.

L’euthanasie, le suicide assisté, la sédation profonde

Si la totalité des personnes interrogées sont pour le développement des soins palliatifs, l’opinion reste très partagée sur l’aide au mourir que ce soit via l’euthanasie ou via le suicide assisté. La prolongation du droit de ne pas souffrir par l’ouverture d’un droit à une sédation profonde en phase terminale ne doit pas faire oublier les enjeux éthiques d’un tel geste. Chaque fin de vie est unique. Penser pouvoir tout régler par la législation est un leurre.

Dans ce cadre, c’est bien la question du dialogue et de l’isolement qui domine, tout comme la crainte de souffrir ou de ne pas faire face. Il s’agit donc maintenant d’entendre ces craintes et de mettre en place des réseaux de soins performants et humains, qui tiennent compte de la dignité et de l’autonomie des citoyens.

 

Pr Michel Hasselmann, directeur de l’Espace de réflexion éthique région Alsace (ERERAL)

Pr Jean-Etienne Bazin, directeur de l’Espace de réflexion éthique régional Auvergne (ERERA)

Pr Jean-Marc Baleyte, directeur de l’Espace de réflexion éthique de Basse-Normandie (EREBN)

Pr Régis Aubry, directeur de l’Espace de réflexion éthique Bourgogne / Franche-Comté (EREBFC)

Pr Jean-Michel Boles, directeur de l’Espace de réflexion éthique de Bretagne (EREB)

Dr Béatrice Birmele, directrice de l’Espace de réflexion éthique région Centre (ERERC)

Pr Alain Leon, directeur de l’Espace de réflexion éthique de Champagne-Ardenne (ERECA)

Pr Pierre Czernichow, directeur de l’Espace de réflexion éthique de Haute-Normandie (EREHN)

Pr Thierry Lavabre-Bertrand, directeur de l’Espace éthique Languedoc-Roussillon

Dr Gérard Terrier, directeur de l’Espace de réflexion éthique du Limousin (ERELIM)

Pr Xavier Ducrocq, Président de l’Espace Lorrain d’Ethique de la Santé (ELES)

Pr Jacques Lagarrigue, directeur de l’Espace de réflexion éthique Midi-Pyrénées (EREMIP)

Dr Robin Cremer, directeur de l’Espace de réflexion éthique Nord Pas-de-Calais (ERER NPDC)

Pr Dominique Grimaud, sous-directeur de l’Espace de réflexion éthique PACA-Corse

Pr Alain de Broca, directeur de l’Espace de réflexion éthique régional de Picardie (ERER-Pic)

Pr Roger Gil, directeur de l’Espace de réflexion éthique régional Poitou-Charentes

Pr François Chapuis, directeur de l’Espace éthique Rhône-Alpes

Contact :

Hélène Gebel, ingénieure de recherche de l’ERERAL

hgebel@unistra.fr ou 06.75.65.89.34

 

 

 

Erera

Espace de Réflexion Ethique Régional Auvergne
58 rue Montalembert
63003 Clermont-Ferrand Cedex 1 Tél: 04 73 75 24 54